Gâteau de Vannes : la recette du gâteau sablé aux fruits confits
Le gâteau de Vannes, ou gâteau vannetais, est un gâteau breton au beurre demi-sel dans lequel on enfouit des dés de fruits confits, angélique, citron et orange. La pâte du gâteau de Vannes est celle du sablé breton, travaillée à la pommade et non montée : du beurre, de la cassonade, des jaunes d’œufs et de la farine, sans blancs ni lait. Le gâteau de Vannes se dore au pinceau et se raye à la fourchette avant d’aller au four, d’où sa croûte brillante et son quadrillage.
C’est une spécialité de Vannes, dans le Morbihan, et les fruits confits y rappellent le port et son commerce. Comptez un quart d’heure de préparation et trois quarts d’heure de cuisson douce.
Ingrédients :
Préparation :
Temps de cuisson : 40 à 45 min à 170 °C
Le gâteau de Vannes, les Vénètes et le port
Vannes doit son nom aux VÉNÈTES, le peuple celtique qui occupait le golfe du Morbihan avant la conquête romaine, et dont le Vannetais garde encore le nom.
Ce que l’histoire établit
LES VÉNÈTES étaient des marins, maîtres de la navigation et des marées du golfe, et tenaient un commerce maritime actif.
EN SEPTEMBRE 56 AVANT NOTRE ÈRE, leur flotte affronta celle de César au large de la côte morbihannaise, probablement vers Suscinio. Le vent étant tombé, les navires vénètes furent détruits à l’abordage.
LA DÉFAITE FUT TERRIBLE : leurs dirigeants furent mis à mort et une grande partie de la population vendue comme esclaves. Ce ne fut pas une reddition.
LES ROMAINS fondèrent ensuite DARIORITUM, qui est l’actuelle Vannes.
Le gâteau, lui, est beaucoup plus récent, et il faut le dire : une pâte à la levure chimique, à la cassonade et aux fruits confits ne peut pas remonter plus haut que le dix-neuvième siècle, puisque ces trois ingrédients n’existaient pas sous cette forme avant. On lit parfois que sa pâte serait d’influence romaine : rien ne l’atteste, et la chronologie l’interdit.
Ce qui est en revanche crédible, c’est le lien entre les FRUITS CONFITS et le port. Vannes est un port de commerce depuis toujours, et les fruits confits étaient une marchandise d’importation coûteuse, de celles qui arrivent par la mer et que l’on garde pour les gâteaux de fête. C’est la même logique qui explique les fruits confits du panettone à Milan ou du pandolce à Gênes.
Aller plus loin :
La bataille navale des Vénètes se déroula un jour de septembre de l’an 56 avant notre ère, sur la côte morbihannaise. Quand le vent faiblit, l’expérience romaine de l’abordage l’emporta et les navires vénètes furent détruits ou rendus inutilisables. Leurs dirigeants furent mis à mort et une grande partie de la population vendue comme esclaves.
Les archives départementales du Morbihan consacrent une notice à la bataille des Vénètes et à ses conséquences.